
La vidéo “Asymptote” a été sélectionnée pour l’édition “STRANGE THOUGHTS” du Festival Miden de Kalamata (Grèce).
Le programme au format .pdf est téléchargeable: ici.
Article-en-devenir qui ne traitera, dans un premier temps, que très brièvement d’un effet cinématographique, qui n’en est pas vraiment un: l’effet Ken Burns.
À l’inverse de l’effet Dolly (effet Vertigo), l’effet Ken Burns n’a rien de spectaculaire. Notamment utilisé dans le genre du documentaire historique, il consiste en un très, voire trop, lent zoom ou panoramique sur une image fixe, un document d’époque. Cet effet est généralement accompagné d’une voix off.
Démonstration de l’effet Ken Burns sur une image de Ken Burns provenant du site Poynter Online.
Pourquoi j’en parle:
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J’ai, sans en connaitre le nom, souvent utilisé ce procédé lorsque je travaillais en tant qu’apprentie motion designer pour des acteurs du secteur pédagogique et culturel qui ne disposaient généralement que de documents visuels statiques pour illustrer leurs propos.
M’intéresse dans ce procédé la possibilité de raconter beaucoup (transmettre un savoir ou une émotion) à partir de pas grand’chose (une image parcellaire).
Mais fallait-il vraiment lui donner un nom ?
N’est-ce pas plutôt un style, une École, une certaine idée de la narration ?
Le fait est que ce procédé est devenu très populaire grâce à certains logiciels d’archivage photographique (pas envie de les nommer); ainsi, monsieur Lambda peut-il concevoir lui-même, sur ce principe, de jolis économiseurs d’écran pour l’ordinateur de la maison, celui du bureau et pour le portable des vacances.
Je me demande alors si l’écran a peur du statique et/ou si le mouvement n’est pas quelquefois une imposture: un gimmick hypnotique pour faire passer le temps ou pour faire passer autre chose. Un peu comme un aquarium dans la salle d’attente d’un chirurgien-dentiste.
Le mouvement est-il un leurre ou un indice ?
C’est peut-être une des différences qui existent entre publicité/propagande et information.
Différence qui réside peut-être dans la cohérence du commentaire audio, sa complémentarité, sa richesse.
Une image ne vaut pas toujours mille mots.
Voir un abus de cet effet: Home-le-film
et c’est tout pour le moment.
Tout cela me fait penser à :
- 18h39, le CD-ROM
- Roland Barthes: studium et punctum
- Wavelength de Michael Snow: 1, 2
(merci à Garrett)
Bibliographie/internetographie:
Notions à creuser plus tard:
